Le rituel du chied et la dimension économique du mariage

Il s’agit des dons effectués par l’assistance au profit du père du marié. Le terme chied signifie en arabe littéraire la « publication » ; en effet dès qu’une personne se présente devant les musiciens et offre de l’argent, le chef de ces derniers cite son nom et mentionne le montant de la somme versée. Ce système de don appellera un contre-don de la part du père du marié lors d'une future noce, naissance, circoncision ou autre rituel festif.
Il faut savoir qu’en Tunisie, les familles dépensent beaucoup d’argent pour organiser les mariages, y compris dans les familles modestes, ce qui ne se fait pas sans difficultés ou sans tensions parfois, entre les deux familles engagées. Le mariage est ainsi l’occasion de montrer la richesse d’une famille, l’importance du trousseau, des cadeaux de l’alega, mais aussi les nourritures offertes sont autant d’éléments qui participent à prouver à la communauté la prospérité et la générosité de chacune des familles.
Le vêtement joue aussi un rôle important. Les robes et les bijoux portés par la mariée pendant les différentes journées du mariage (par exemple le soir de la cérémonie du henné ou le dernier soir). De même, les femmes mariées ou les plus âgées des familles se parent de tous leurs bijoux, épinglés sur un vêtement de tissus précieux.