Le début d'un combat

Gerrit et Franz  à leur domicile

Gerrit (Gérard) KUIPERS-STELLO et Frans STELLO-KUIPERS le 16 septembre 1990, à leur domicile, aux Pays-Bas. © MuCEM Tous droits réservés. 2001

Dès 1984, ils ont commencé à militer pour l’égalité des droits des homosexuels afin que ces derniers obtiennent les mêmes droits que ceux accordés aux couples hétérosexuels, sur un plan fiscal, de succession, assurance maladie…

Fin 1987-1988, ils se sont adressés au Journal homosexuel De Gay Krant afin de solliciter son soutien. Le Journal s’est porté « partie civil » dans leurs démarches et leur a proposé l’aide d’avocats.

De 1988 à 1990, ils ont écrit tous les soirs à la main à plus de 650 maires afin de leur demander s’ils acceptaient de les marier. Les maires ont répondu qu’ils accepteraient si la loi les y autorisait et qu’ils étaient favorables à ce que cette question soit débattue à la Chambre des Communes (Assemblée nationale). Un seul leur a adressé une réponse totalement négative.

Ils ont entamés les procédures juridiques, notamment en revendiquant le fait que la loi (Code Napoléon, identique à celui de la France) qui dit : « un homme peut se marier avec une femme » n’excluait pas les couples de même sexe et que l’interprétation qui en était faite pour exclure les couples de même sexe était erronée. S’appuyant sur les travaux d’historiens et avec leurs avocats, ils ont tenté de démontrer que cette loi avait été promulguée pour lutter contre la bigamieLa bigamie fut prohibée dans les communautés ashkénazes suivant l’amendement du sage Gershom Meor ha-Golah en l’an 1000..

Les tribunaux ont fini par dire qu’il ne leur appartenait pas de trancher et que cette responsabilité « d’interprétation » de la LOI devait faire l’objet d’un débat à la Chambre des Communes.