Le 7e jour de la naissance

Dans le monde musulman, le 7e jour de vie du nouveau-né marque la « véritable » naissance au monde de l’enfant. Il est célébré au cours d’une grande fête et par la mise en oeuvre d'un certain nombre de rituels comme la coupe des cheveux du nouveau-né et l'attribution de son nom.

L' aqiqa est une fête à l’occasion d’une cérémonie qui a lieu au septième jour de la naissance des garçons comme des filles. Elle consiste à raser la tête du nouveau-né. La tête du bébé peut ensuite être enduite de safran. A cette occasion, un grand repas familial est préparé, à base de viande de mouton sacrifié, en souvenir du geste d’Ibrahim (Abraham), prêt à sacrifier son fils sur l’autel, pour prouver son allégeance à Dieu.
C’est également à cette occasion que l’enfant reçoit son nom : devant l’assistance, le père de l’enfant réalise la tasmya, en lui donnant, au nom de Dieu, un prénom choisi parmi les noms de la famille du prophète Muhammad (Mahomet). Fête, sacrifice et nomination de l’enfant sont ainsi étroitement imbriqués pour signifier son entrée dans la société et la lignée auxquelles il appartient désormais.
Le rituel du septième jour de la naissance peut varier d’un pays et d’une région à l’autre, pouvant s’accompagner aussi du bain du nouveau-né, d’achats d’articles de toilettes, de plantation de menthe (Maroc), tous ces rituels visant à protéger le bébé.

Sources :

Naissances. Gestes, objets et rituels, 2005, catalogue de l’exposition, Musée de l’Homme, Paris, les Editions du Muséum

Dictionnaire de l’Islam