Coupe de cheveux

La première coupe de cheveux du petit garçon et parfois aussi de la petite fille correspond dans beaucoup de sociétés à une des formes de l’intégration dans une catégorie de genre ou une classe d’age.
Cette première coupe de cheveux n’est pas toujours ritualisée.
Elle l’était dans le monde slave (catholique orthodoxe) et le reste encore dans certaines communautés juives orthodoxes et dans le monde musulman

Dans le monde slave
Dans le monde slave la coupe de cheveux correspondait à l’entrée du jeune garçon dans le camp des non enfants. Cette coupe était réalisée le parrain de la coupe de cheveux, une personne particulièrement estimée qui devient le protecteur de l’enfant dans cette phase de transition
Cette coupe est parfois un rasage de la tête. Elle s’effectue à des ages différents selon les régions : lors du premier ou second anniversaire en Russie, vers trois ans en Bielorussie, cinq à sept ans en Serbie, sept ans en Pologne.
Cette pratique est aussi en vigueur pour les filles, elle est parfois associée à une coupe des ongles et du percement des oreilles

Dans le judaïsme
A l’âge de trois ans a lieu la première coupe de cheveux pour les garçons. Pratiquée essentiellement dans les milieux orthodoxes, elle marque – après la circoncision – une nouvelle séparation du monde féminin et s’accompagne de l’entrée au héder, l’école religieuse.
La coutume upshirin, un mot yiddish signifiant « coupe », prévoit d’attendre que le garçon soit âgé de trois ans pour effectuer sa première coupe de cheveux. Cet âge est une période importante dans la vie d’un garçon juif pratiquant : son éducation juive débute officiellement. Il commence à porter une kippah (fin couvre-chef) et des tsitsits ("franges" ou "tresses" façonnées au coin des vêtements). C’est aussi, le moment où les vêtements des petits garçons diffèrent de celui des filles, qui apprendront, elles, à se vêtir avec modestie (jupes ou robes longues, manches longues).
Les trois ans achevés représentent donc une étape de transition importante : le garçon n’est plus un bébé associé au monde maternel et féminin, mais il s’apprête à entrer dans le monde des camarades, de l’école, etc. La coupe de cheveux annonce ce nouveau rôle

Dans la religion musulmane
La coupe de cheveux rituelle est réalisée lors de la cérémonie du 7éme jour. Cette fête appelée aqiqa consiste à raser la tête du nouveau né. La tête du bébé peut aussi être enduite de safran. C’est à cette occasion que l’enfant reçoit son nom. (voir attribution du nom)
Au Maghreb, selon les régions et les contextes (monde berbère, particularismes des espaces nomades, etc.) la coupe des cheveux des enfants présente une grande diversité des pratiques : périodicité pouvant aller d'une semaine à plusieurs années et distinction des coiffures résultant de ladite coupe en fonction des sexes.