L’attribution du nom

Attribuer un nom à un enfant le fait exister en tant qu’individu (prénom), mais aussi l’inscrit dans une lignée familiale (nom(s) de famille). Si le nom singularise la personne et fonde son identité, il renvoie aussi à des appartenances collectives (famille, territoire, classe sociale, politique, religieuse…). Le nom évoque donc à la fois l’individu et le groupe, l’identité de celui qui le porte et de ceux qui le donnent.

Dans la tradition chrétienne, les parrains donnent le prénom, leur prénom dans certains contextes , Dans ce cas quand les parrains sont choisis dans la parenté cela revient à insérer l’enfant dans sa lignée

En Islam, l'attribution du prénom (Tasmiya) s'effectue le plus souvent le septième jour après la naissance et s'accompagne parfois d'un rituel sacrificiel.

Dans le monde juif l’attribution du nom d’un garçon a lieu durant la cérémonie de circoncision ( renvoi à circoncision juive). C’est à e moment là que on annonce pour la première fois le prénom de l’enfant (suivi de « fils de » et le nom de son père), qui est désormais considéré comme un membre à part entière de la communauté juive. La circoncision témoigne ainsi du rattachement du nouveau-né à la lignée paternelle par la filiation et au monde des hommes par la nomination

La dénomination est donc un acte essentiel dans la vie d’un enfant, c’est pourquoi elle est ritualisée, célébrée de façon autonome ou au sein d’un rituel plus complexe .