La bar-mitzvah

La bar-mitzvah

Châle de prière, tefillin, et kippa, identiques à ceux offerts à Itay (le marié israélien) à l’occasion de sa ba-mitzvah.© MuCEM. Tous droits réservés. 2007

La bar-mitzvah (“fils du commandement”), est un rite de passage très important dans la vie d’un garçon juif. C'est l'âge de sa majorité religieuse , célébrée le jour de ses 13 ans, à partir de laquelle il est en devoir d’accomplir les commandements.

La bar-mitzvah (correspondant à la communion chrétienne) est un rite de passage central dans le judaïsme, aussi bien pour les ultra-orthodoxes que pour les juifs plus sécularisés, même si la signification et les manières célébrer ce rite peuvent diverger.
Célébré généralement à l’occasion du treizième anniversaire (selon le calendrier juif), la bar-mitzvah marque le moment où, pour la première fois, le jeune garçon revêt un châle de prière (tallit) pour lire un passage biblique de la Torah (texte fondateur du judaïsme) à la synagogue . Ce rite de passage nécessite une importante préparation religieuse, notamment l’apprentissage de la cantillation de la Haftara (liturgie en hébreu).
La cérémonie est suivie d’une réception organisée par les parents, qui débute par la récitation du Kiddouch (prière sur le vin). En Israël, cette soirée prend souvent la forme d’une véritable fête avec repas, danse et musique, organisée le samedi soir ou bien un soir de la semaine. Cette célébration ressemble à bien des égards à un mariage, le garçon étant désigné comme un « marié ». En effet, la location d’une salle, la musique, la danse, l’organisation d’un repas et parfois même une cérémonie de henné, rappellent les caractéristiques des noces. A l’image d’un marié, le jeune garçon se fait photographier en costume par un professionnel (les poses, et les lieux choisis sont similaires à ceux rencontrés dans les photos de mariage) ; parfois, sa famille présente un film le montrant depuis sa naissance jusqu’à ses 13 ans comme cela se fait aussi dans certains mariages. Au cours de la soirée, le garçon est invité à faire un discours, et allume des bougies en l’honneur des différentes personnes de sa famille (parents, grands-parents…). A cette occasion, le jeune garçon reçoit de nombreux cadeaux, notamment de l’argent sous la forme de chèque où figure, par exemple, la somme symbolique de 555 shekels (le chiffre cinq porte bonheur, à l’image du hamsa de la tradition maghrébine). Cependant, il existe aussi des cadeaux spécifiques, généralement offerts par des proches, comme le tallit (châle de prière), les tefillin (phylactèresCe sont les deux petits étuis renfermant quatre passages bibliques (de l’Exode et du Deutéronome) inscrits sur du parchemin. Les phylactères sont portés par les hommes juifs pratiquants (à partir de 13 ans, donc de la bar-mitzvah) lors de la prière du matin en semaine, attachés au front et au bras gauche au moyen de longues lanières de cuir. ) la kippa (calotte), des livres de prières et des textes religieux, ou encore des stylos de marque. Dans certaines familles aisées, les parents offrent à leur enfant un voyage (parcs d’attraction en Europe ou safari au Kenya).