Les rites de passage

Inventeur en 1909 d’un concept qui lui a permis d’interpréter un grand nombre de faits cérémoniels, Arnold Van Gennep a classé les rites selon le déroulement de la vie humaine : naissance et enfance, rites d’initiation, fiançailles et mariage, funérailles. A l’issue de ces rites, la personne accède à un nouvel état social. Ces rites se caractérisent par une structure particulière avec trois étapes, séparation, marge et agrégation, le plus représentatif étant le mariage (mais pas dans sa version contemporaine).

Certains de ces rites participent à la construction sexuée de la personne. Ce sont les les rites d’initiation masculine, qu’ils soient religieux ou laïcs.

Les trois religions monothéistes de l’Europe et du bassin méditerranéen instaurent des différences statutaires importantes selon le sexe, qu’il s’agisse des rites d’entrée dans la communauté religieuse, ou des rites d’agrégation à la communauté ou encore des rites de mariage qui, très souvent, mettent en scène des distinctions entre les genres selon les lieux ou les temps de la cérémonie (voir les mariages en Tunisie et au Maroc)

Mais la construction de l’identité sexuée consiste dans des apprentissages permanents tout au long de la jeunesse. Il s’agit en effet d’acquérir un ensemble de codes culturels (savoir-vivre, savoir-paraître, savoir-communiquer…) qui vont permettre à l’individu de trouver sa place dans sa culture. Et donc de vivre en société.